Rechercher dans ce blog

Translate

dimanche 19 novembre 2017

Fountain, film de Darren Aronofsky. Le secret de la Fontaine (suite מ ע י ן (3

LE SECRET DE LA FONTAINE (3)
(Première partie suite 3)

Un ami Lecteur (ou lectrice) m'a demandé qu'est-ce qu'un initié. Comment on le reconnaît.
Alors voici une définition : « l'initié c'est celui qui n'ignore rien de ce que Dieu sait de lui. » C'est une phrase du soufi andalou Ibn' ArabÎ.
Plus précisément, c'est une personne qui pense et agit au moyen des critères de la Connaissance et qui possède donc la maîtrise de la Table des critères initiatiques. Cette Table n'est pas secrète. Mais sans doute est-elle réservée à une élite. Il n'y a pas de ségrégation, car cette élite, tout le monde peut en faire partie. C'est affaire de volonté, de décision, de culture et d'effort. Je dirais que la Connaissance est la chose la mieux partagée au monde. Le vrai problème, c'est que personne n'en veut.

Je reviendrai sur ce sujet dans un prochain Blog.
Dans l'immédiat, je continue avec la série Source - Fontaine.
Et j'en arrive au film de Darren Aronovsky. L'étonnant cinéaste à qui l'on doit Pi = 3,13. Et plus récemment ce film que je recommande : Fountain.
Rachel Weisz, dans le film Fountain

3 Fountain, de Darren Aronofsky
« Fontaine » (Fountain) est le titre du film de Darren Aronofsky. Un film très inspiré avec, dans les rôles principaux, Hugh Jackman et Rachel Weisz. Il tire son titre d'un concept kabbalistique, non avoué par le cinéaste : la « Fontaine ». Un terme qui désigne le maître de la Loi quand il pratique un enseignement créateur dont la lumière se répand à travers le Temps et se diffuse dans l'espace, dessinant ainsi un Arbre de vie. « Fountain » est donc une métaphore cinématographique de cela même qu'a réalisé Dominique Aubier : elle a repris le message de la Connaissance, écrasé par l'Inquisition — celle de la sottise matérialiste ambiante — ; elle a donné à voir, à tous, le Modèle de référence corticale. Sa parole, son écrit, reposent sur une figuration claire de l'Univers, une compréhension des phénomènes, des cycles, de l'Histoire selon un mouvement et une loi qui en fait sa vérité — et sa sévérité.


Le cinéaste, très coquin, dans les suppléments accompagnant le film, se garde bien de citer la moindre référence kabbalistique. Il fait un film kabbalistique mais ne dit pas ce qu'il fait, précaution fort utile quand il s'agit d'affronter une critique ignorante. Aussi s'amuse-t-il à « botter en touche » et le voici qui inonde ses interviews de détails techniques portant sur le tournage, les décors, le jeu des comédiens etc. Et c'est bien exprès qu'il escamote le concept même de « l'arbre des séphiroth » qui pourtant hante toute son œuvre. Il agit là en kabbaliste : faire passer la Connaissance au nez et à la barbe de l'appareil inquisitorial régissant la culture ambiante et susciter la création d'une œuvre cinématographique totalement imbue des critères de la kabbale hébraïque sans rien avouer. Ce fut la technique de Jean Racine et de Cervantès.
Le langage métaphorique du film (et de la kabbale qui en est l'inspiratrice) doit cependant être ouvert et avoué : l'Initié-fontaine ramasse la rosée et la redonne à boire de sorte que nous puissions tous nous accrocher à l'Arbre de vie. Raison pour laquelle dans le film,  l'Arbre libère sa source et abreuve le Conquistadore venu sauver la Connaissance. Allusion évidente à Don Quichotte.

Nous en revenons à la définition du mot hébreu Tal
(citation de Dominique Aubier) : « une image exacte pour rendre compte de l'effet des rayons lumineux. Cet effet est comparé à celui de la Rosée qui recouvre les plantes et qui résulte de la condensation de la vapeur d'eau à la faveur de la fraîcheur de la nuit. La nuit favorise la condensation sur l'arbre mental des gouttelettes d'énergie solaire assimilées par la sensibilité et transmise par les nerfs jusqu'au centre cérébral. Cette rosée nourrit l'arbre de vie : l'arbre mental. Elle s'y trouve assimilée par le centre cérébral capteur de l'énergie verbale. C'est là le lieu où s'inscrit la force divine qui nous agit. »

Pour ce qui me concerne, j'ignore si j'ai la compétence requise. Tout au plus puis-je me revendiquer comme un ami de Sancho Panza, loin encore de l'extraordinaire puissance du Quichotte, mais pas moins victime d'un excès de la passion… En tout cas, je m'efforce de voir clair et de m'inscrire dans la continuité du Maître, sans tomber dans le travers qui consisterait à ignorer son avancée et revenir en deçà de son apport. Ce serait une régression coupable. Raison pour laquelle j'identifie les sources kabbalistiques de Darren Aronofsky, et là où le cinéaste reste motus et bouche cousue sur ses références ; je les indique ouvertement, étant dans l'obligation, comme disait Émile Littré, d'une part, de reconnaître le courant intellectuel qui apporte les choses tombantes et d'autre part de dégager et donner à voir le courant qui apporte les choses naissantes. Et ce qui naît, c'est la mise au clair, l'explication. L'actualisation dans un langage directement intelligible sans le recours à l'image métaphorique.

Pour avancer, il faut que l'Initié moderne soit au fait des avancées de la Recherche. Il doit éclaircir le langage. Ouvrir les mots et les esprits. Il doit sortir la Connaissance de ses expressions symboliques et livrer l'offrande « exotérique ». (Certes, tout le monde n'est pas voué à être initié. Mais tout le monde peut décrasser son esprit, et à défaut d'être un éveillé, au moins peut-on n'être pas tout à fait un endormi.)
L'Initié doit, comme Don Quichotte, « sortir », faire sortir, donner à voir, parler et donner tout en ajoutant sa propre nouveauté.
Don Quichotte parcourt la terre, les champs, la plaine de Montiel. Cela s'entend en hébreu : « manati-el » c'est-à-dire « ma part de Dieu » (cf Don Quichotte prophète d'Israël, éd. Ivréa) « La Connaissance appelle en effet "champ" ou "terre" le savoir quand il a atteint le degré de fixation qui le rend propre à l'enseignement, à la conservation. Elle appelle « ciel » la couche de connaissance qui se fait grâce au travail de la rosée nouvelle déposée jour après jour, assimilée nuit après nuit dans les cerveaux des hommes et des femmes qui s'occupent de comprendre la Doctrine et de la continuer. » Ainsi, une couche de savoir qui a été « ciel », avec le temps, devient « terre » et le savoir désigné est enseignable, communiqué par les Maîtres. C'est là le sens de la prière dite lors de la messe chrétienne qui demande que « ta volonté soit faite sur terre comme au ciel ». C'est-à-dire que la Rosée céleste se dépose jour après jour dans nos esprits récepteurs, et qu'ils la fixent et s'en servent pour fertiliser le présent.

L'Initié se remplit de Rosée.
Nous avons vu que la Rosée, en hébreu, c'est Tal. Dès lors, il faut penser au mot hébreu "Tala" (Tet, Lamed, Aleph) qui signifie plénitude et remplir. Que l'on trouve par exemple dans le verset Exode 32-29 :  « remplissez votre main ». C'est-à-dire la remplir de ce que l'Invisible donne, et consacrer ce don   « au service de Dieu ou remplissez-la d'offrandes » (définition extraite du dictionnaire hébreu-français Sander et Trenel, éditions de la Société israélite des Livres religieux, 1859, Paris, p. 365 -367).
L'Initié qui a bu la Rosée devient Fontaine. Pour soi et pour les autres. C'est-à-dire qu'il devient « Ma'yan ». C'est le mot hébreu consacré.

Fontaine, en hébreu c'est מ ע י ן
Le mot s'écrit Mem, Aïn, Yod, Noun final. 

מ ע י ן

Cité dans de nombreux versets de la Torah, par exemple « Et ceux qui chantent et ceux qui dansent s'écrient : Toutes mes sources (Ma'yan) sont en toi ». (Psaume 87-7). Ou encore : « Une source (Ma'yan) sortira aussi de la maison de l'Eternel, et arrosera la vallée de Sittim »(Joël 4-18). Pour comprendre les versets, il faut bien évidemment abandonner la lecture littérale et pénétrer le symbolisme représenté. Et ensuite, après l'acception de l'allégorie mise en scène, entrer dans le cœur des mots employés, et sonder les lettres qui les composent. C'est cela, la bonne technique du kabbaliste que procéder par les quatre niveaux d'organisation pour atteindre au sens — au secret sod — du Texte. Alors allons-y :

La source sortant de « la maison de l'Éternel » est de toute évidence une métaphore désignant un(e) initié(e) instruit(e) des Lois du réel, dont la Connaissance arrosera la « vallée de Sittim ». Cette vallée dite de Sittim (les acacias) est un lieu désertique à l'Ouest de Jérusalem. Ce qui signifie que l'enseignement de la Connaissance s'écoulant de la Fontaine Ma'yan irriguera la vallée aride de l'Occident (l'Ouest) où poussent les acacias : un bois très dur, imputrescible… Un verset prophétique. Prophétie qui se réalisera, à condition que la fontaine scellée — celle dont parle le Cantique des Cantiques en son verset 4-12 s'ouvre et se donne au monde — après union avec l'Opposite. « Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée, Une source fermée, une fontaine (Ma'yan) scellée ». (Cantique des Cantiques 4-12). Cette Union est prévue, dans le nom même du roi David, dont le Vav central est pris entre deux portes Dalet à Droite et Dalet à gauche. Sera DaViD l'initié(e) qui parviendra à réaliser l'Union des Contraires Gauche et Droite et qui portera les résultats de cette performance au-devant des Temps. DVD ouvre les deux portes (des deux hémisphères cérébraux), réalise l'Unité (Connaissance et sciences), et dévoile l'identité du Motif d'Absolu. Il faudra donc voir le sens du mot Ma'yan : les quatre lettres composant ce mot nous disent tout. Cela se passe bien en quatre étapes : Il s'agit d'ouvrir un cycle évolutif — ouvrir la fontaine — (Mem), voir (Ayn) la charge d'énergie et la puiser (Yod) pour l'humanité entière (Noun Final).
L'auteur d'une telle performance sera l'ouvreur — ou l'ouvreuse — de la Fontaine scellée.
Autrement dit…

La Suite dans un prochain Blog


Suite des articles : de la Rosée à la Fontaine :

— Le Secret de la Fontaine 1
— Le Secret de la Fontaine 2

— Le Secret de la Rosée 1
— Le Secret de la Rosée 2 
— Le Secret de la Rosée 3  


Autre article :
— Isaac ou Ismaël ? Le sacrifice d'Abraham.
— Jacob et Esav : les jumeaux bibliques

PS : l'identité du Motif d'Absolu ? C'est chose faite, dans ce livre. Le problème c'est que notre culture a 20 ans de retard sur les performances d'avant garde. Être initié, c'est aussi être en phase avec son Temps.

À ceux qui s'inspirent des articles que j'écris : merci de citer le nom de la source. Faute de quoi elle pourrait cesser de couler.

lundi 13 novembre 2017

Le Secret de la Fontaine, concept kabbalistique. Le secret de טל (suite article 2)

LE SECRET DE LA FONTAINE (suite 2)
I Première partie (suite 2)

2 Boire la Rosée
Ceux d'entre vous qui parlent l'Espagnol connaissent l'expression. De bon matin, on s'écrie en croisant ses amis : "Que tal, amigo !". Il s'agit moins d'une interrogation qu'une affirmation, non exactement comme en Français pour demander "comment vas-tu ? " qu'une solide confirmation disant en quelque sorte "Quel Tal, mon ami ! ".  Dans le sens "As-tu vu quel Tal ? " Reste à savoir ce que désigne ce mot de Tal servant dans le code des salutations.

J'ai interrogé mes amis hispanophones. Une professeure de linguistique m'a dit que l'expression complète serait : qué tal estás. Selon elle, Tal correspond à tel en français, comme dans l'expression "tel et tel". On obtiendrait alors littéralement: "Quel tel es-tu ?" dans le sens "comment tu te portes". Je n'ai pas été convaincu par le rapprochement opéré entre le Tal espagnol et le tel français, du moins pas dans cette expression. Car à mon sens, le mot Tal n'a ici aucune raison d'être la photocopie hispanisée du français. De plus, rien ne prouve que l'expression Que tal soit réellement une interrogation…
Aucun dictionnaire espagnol moderne ne donne l'origine de ce mot et il semblerait que toute une population l'utilise sans en connaître le sens exact. Soit tout le monde est secrètement au courant du sous-entendu, soit personne ne le connaît mais n'en exploite pas moins le sens subliminal qui aura pénétré les consciences à l'insu de toute explication. C'est là une chose classique pour toutes les langues : on utilise des expressions toutes faites, dont on a oublié l'origine et le sens exact. Parfois hautement spirituel. Parfois viscéralement accolé à l'expérience immédiate et physique.

Par exemple en français, que signifie « comment vas-tu » ?
Depuis Rabelais qui ne reculait devant aucune vertu physiologique, on sait que demander à quelqu'un « comment ça va ? » ou « tu vas bien ? » est une tournure élidée renvoyant au bon fonctionnement… des intestins. C'est le côté bon vivant des gaulois qui préside. Car quelqu'un qui « va bien », va sur le trône et y dépose allègrement le fruit de ses digestions. D'où la réponse non ambiguë : « oui, ça gaze », ce qui signifie clairement et sans que personne ne s'en formalise qu'un homme (et pardon même une femme) qui pète bien se porte bien. Le langage a ses vérités et ne tourne pas « autour du pot » pour en libérer les fragrances. « Aller bien », en France, c'est bien digérer les aliments, les assimiler, et en restituer les résidus de manière convenable. Il en va de même pour la pensée : hors trivialité ou scatologie, bien penser, c'est ingurgiter, intégrer correctement puis bien restituer sous forme concrète le résultat de la chose bien comprise. Alors est-ce qu'en France « ça va bien » ?

J'en reviens a l'expression espagnole « Que Tal… ». Là où l'esprit gaulois s'inquiète de la gastroentérologie, la sensibilité hispanique, pour la même question (comment vas-tu ?) semble plutôt regarder vers le ciel… Mais qu'est-ce que ce Tal qui pourrait enfin nous éclairer ?

Une piste s'est dégagée quand j'ai consulté le vieux dictionnaire Covarrubias dont je possède un exemplaire rarissime. Il s'agit du Tesoro de la lenga Castellana daté de 1611. Contemporain exact de Cervantès, ce thésaurus a mauvaise réputation car il brave les options gréco-latines de la culture occidentale qui ont pu nous faire croire que l'Espagne serait un pays purement « latin ». L'ouvrage donne en effet systématiquement les origines des mots, et à cette époque, la langue castillane se nourrissait copieusement des langues sémitiques, arabe, hébreu, araméen qui se parlaient et s'écrivaient sur son territoire. Il aura fallu quatre siècles d'Inquisition pour mâter les références sémitiques et asseoir la fausse légende de l'Espagne « très catholique ». (Et pourquoi ce besoin d'affirmer que l'Espagne serait « très » quelque chose, si ce n'est que l'on craignait qu'elle ne le soit pas assez ? On lira avec intérêt le livre Deux Secrets pour Une Espagne, pour bien saisir ces secrets de l'âme espagnole et ses relations avec la pensée hébraïque. Car il ne faut pas oublier que l'Espagne — et la Catalogne — furent les grands centres de la kabbale hébraïque.


À la rubrique Tal, page 95, mon précieux dictionnaire, rédigé par un religieux assez coquin et qui semble avoir été un linguiste exceptionnel, je trouve une série d'expressions courantes incluant ce mot mais n'expliquant rien. Il indique que ce sont des locutions ordinaires avant d'ajouter, comme par distraction, la discrète remarque: « hébraïsme ».
Nous y voilà. Le mot Tal serait bien d'origine hébreue et l'astucieux rédacteur du dictionnaire, sans en dire davantage (nous sommes en pleine Inquisition), de nous inviter d'un clin d'œil à chercher par nous-même dans un dictionnaire hébreu ce que signifie Tal.
Dans la langue de Jésus, ce mot désigne la Rosée.
Quelle étrange expression, dès lors, que se saluer de bon matin et de dire à ses connaissances : « Que Tal, mon ami ». Autrement dit : « Quelle rosée, mon cher ! ». Manière délicieuse de signaler à ses rencontres, qu'en effet, la nuit a livré ses trésors sur les herbes, gouttelettes de conscience déposées à la faveur du sommeil sur les brindilles de nos intelligences appelées à en boire la pureté. « Quelle rosée la nuit a-t-elle offerte à ton esprit » semble être le sous-entendu de l'expression « Que Tal », une compression linguistique bien banale en apparence mais dont le sens déployé invite à une réflexion métaphysique profonde. Là où la langue française s'inquiète du dépôt organique lourd après ingestion (et donc de la capacité d'intégration), la langue espagnole, imbue d'hébraïsmes, invite à voir et boire ce que le Ciel dépose. Quelle Rosée, quel Tal ! De bon matin, il s'agit de voire-boire  la Rosée, boire le Tal, mot hébreu s'écrivant Tet, Lamed.


טל

Le Tet est la neuvième lettre de l'Alphabet hébreu. Elle se situe en fin du premier cycle allant d'Aleph à Tet. Voir l'Arbre des Lettres. C'est-à-dire qu'elle est la dernière lettre sur le tronc unitaire juste avant la bifurcation séparant Gauche et Droite à partir de Caf. Tet est la lettre terminale du premier cycle, là où le symbole, en tant que puissance informative se dépose et relance son énergie dans le cycle suivant. Tet, écrit Dominique Aubier, est la lettre qui symbolise… le symbole. C'est une chose extraordinaire, en effet, que l'Alphabet hébreu ait songé à tracer un signe symbolique désignant par lui-même la puissance du symbole. Tet en quelque sorte écrit sur lui-même la force de ce qu'il représente.

ט

Avec sa forme en bassine, Tet est un récipient recevant tout ce que le cycle dépose. Avec son tracé, allant de droite à gauche, il dessine la réception puis la descente des informations se gravant dans sa courbe descendante et incurvée puis remontant rapidement à gauche et se projetant vers le haut, en direction du cycle suivant. Tout ce qui a été assimilé en première phase est digéré quasi organiquement par le Tet et propulsé vers l'avenir. Avec, à remarquer, sur la hampe droite de la lettre, une sorte de crochet. C'est là un dispositif « anti-retour » qui empêche l'énergie de rétrograder. Le voudrait-elle qu'elle serait aussitôt reversée dans la cuve centrale. Il n'y a d'issue qu'à l'avant — dans le sens de l'écriture hébraïque — vers la lettre suivante, Lamed.

On notera que Tal a pour valeur numérique 39 (Tet = 9 et Lamed = 30). Même valeur que le mot Leda, (Lamed 30, Dalet 4, Hé 5) qui signifie : la naissance. Donc affaire de naissance, de mise au monde, Peut-être, en ce sens, boire la rosée est-ce une mission particulièrement féminine s'il s'agit de recevoir l'information, la métaboliser, et mettre au monde ? Ce qui n'exclut pas les hommes qui pourront trouver là l'occasion de donner libre cours au féminin de leur être, si souvent occulté en eux.

D'Aleph à Tet, les informations reçoivent leur traitement symbolique et se voient inscrites dans le programme de vie. Tout ce qui aura été perçu et réalisé au titre du symbolisme recevra sa gratification réaliste à l'issue du Tet, dès que l'énergie Yod, lettre suivante (dixième lettre) l'aura transmise à la seconde phase allant de Caf à Tzadé. Les symboles réalisés pendant la première phase de nos vies se réalisent. Boire la Rosée signifie donc qu'il s'agit d'accueillir les informations que la Vie nous réserve pendant la première phase d'un cycle, où il faut voir les signes, en comprendre les symbolismes expressifs, et savoir que cela se réalisera en seconde phase. Boire la Rosée, c'est recevoir le dépôt du Verbe et arrivé au Tet, en connaître la règle L'Initié(e) précisera qu'il s'agit pour lui — à condition qu'il en ait l'investiture, c'est-à-dire qu'il ait reçu le sceau de compétence — de l'enseigner (Lamed) et d'écrire ainsi entièrement le mot Tal. Et d'enrichir cette Rosée par une trouvaille faisant de lui une Fontaine.

La suite de l'article dans un prochain Blog.

De sorte qu'il n'y ait plus de secret…

PS : je remercie ceux ou celles qui reprennent les termes de cette leçon de bien vouloir citer… leur source. 

"La Source est l'emblème du canal céleste qui conduit la lumière dans toutes les régions". (Zohar vol 5 p. 519. éd. Maisonneuve et Larose).

vendredi 3 novembre 2017

Le Secret de la Fontaine. Un Concept kabbalistique de la tradition hébraïque.

Une fois que la Rosée s'est déposée et qu'elle a été bue, l'Initié devient Fontaine…

LE SECRET DE LA FONTAINE (1)



Introduction : Enseigner les lois du cœur. 
Comme le disait le scientifique Stéphane Lupasco : « les potentialités doivent être actualisées ». Aussi l'initié se remet chaque jour au travail, s'informe, surveille les forces en action. Il épie, « traque » en quelque sorte la volonté de l'Invisible et la décode pour mieux s'engager dans la voie. Il dépose sa synthèse et actualise son propos.

L'initié moderne n'est pas l'officiant de telle ou telle religion. Mais il en connaît les fondements. Il n'est pas un agitateur et pourtant il agit. Il connaît la force du symbolisme. Il sait décoder le symbole en le rendant à la grille de lecture dont il est lui-même une expression. Il maîtrise la portée des pensées, des paroles, des actes symboliques, précisément parce qu'il sait que le symbole correspond à l'étape transitoire où l'information se présente sous deux aspects dialectiques suite à la bifurcation structurelle propre à la Couche III de tout cycle.
L'Alphabet hébreu a parfaitement signalé le lieu propice de la pensée symbolique, au travers de la lettre Têt : elle est le symbole du symbole. Neuvième lettre de l'Alphabet, elle se situe au seuil de la puissante projection dans le réalisme qui commence par le Caf. La lettre Têt, initiale du mot Tal, ouvre sur l'avenir et l'irradie de tout ce dont les lettres précédentes ont bien voulu l'informer et nourrir. La lettre Têt, en ce sens, correspond à la bouche d'une fontaine, comme on en voit parfois sur les places publiques des villages, distribuant l'eau issue d'une source ou d'une citerne.
 
L'Initié sait que sa pensée ne peut stagner dans les séductions colorées et volatiles du symbolisme. Le symbolisme, l'Initié sait que ce n'est qu'une étape menant à la Révélation. Dès lors, il ne revêt pas l'habit du moine, il n'entre pas dans une tradition, mais il les épouse toutes. Expert du Code et de la grille de lecture ouvrant tous les symbolismes particuliers, il en dégage le cœur de synthèse. C'est exactement ce qu'a fait Dominique Aubier. Et si quelqu'un d'autre l'a fait, alors qu'on me le dise, afin que je lui consacre toute mon énergie.
Mais ce n'est pas tout : si l'Initié instruit du Code se porte au degré où l'avancée réalisée est au maximum du dévoilement — et s'en fait le porte-parole —, il doit également ajouter sa propre nouveauté à l'édifice. Il n'est pas un répétiteur, mais un constructeur apportant non pas redite ou opinion, mais éclaircissement nouveau par une mise au clair dépassant les apports de ses prédécesseurs. Il doit être « lumière sur lumière ».

L'Initié parle (DaBar en hébreu) avec cœur (LeB) pour enseigner les lois du cœur. C'est-à-dire que sa Parole enseigne (Lamed) les lois de la structure (Beth). L'initié est un homme — une femme — de cœur. Et non pas une femme — un homme — de cour, selon la formule de Baltazar Gracian.
Homme/Femme de Cœur ? Les innombrables et non moins généreux donneurs de leçons de morale sont-ils de cette trempe ? Les penseurs en vogue donnent-ils la moindre leçon de vie applicable à notre réalité ? Pour qu'il y ait vie dans l'esprit humain, il faut une tout autre source, un autre ordonnancement : celui qui tire sa nourriture depuis le don du Verbe. « Et pour que la descente du Verbe se fasse, il faut qu'aucune résistance ne freine la pluie de ses étincelles se déversant sur nous, qu'aucune dérivation n'en modifie l'épandage. Tout doit passer par les intermédiaires naturels, qui vont de l'Émetteur primordial jusqu'au livre le plus abouti qui démarque l'avancée la plus précise de l'investiture humaine ».
Quel est ce livre ?


Première partie : de la Rosée à la Fontaine

1 l'Union des Contraires entre sciences et Tradition
Je reviens ici sur un sujet que j'ai déjà abordé et dont je ne suis pas l'inventeur. L'Union des Contraires entre Connaissance et sciences. Plusieurs grandes réunions internationales se sont déroulées pour mettre en œuvre cette idée. Mais aucune n'a abouti à des résultats sérieux. Pourquoi ? L'initiative semble sympathique que réunir un Chamane amérindien et un biologiste, et chercher les voies convergentes de leurs savoirs. Mais rapidement, une fois passées les politesses, on s'aperçoit que la mondanité ne débouche sur rien. C'est en raison d'une erreur de méthodologie. En effet, on ne peut pas opérer comme l'ont cru naïvement certains organisateurs en convoquant un congrès où seraient invités d'une part les représentants des religions et traditions et d'autre part des scientifiques spécialisés dans leurs domaines. Le dialogue réel ne se produit pas, précisément parce que les deux interlocuteurs ne sont pas établis au même niveau de langage.
Un grand déséquilibre temporel place en effet les Traditions millénaires face à un interlocuteur (la science) dont le langage linéaire propre à l'Occident du XXIè siècle ne peut combler l'abîme qui les sépare. Ce fut la raison de l'échec des tentatives de Fritjof Capra, dans son ouvrage Le Tao de la Physique. Il se trouva dans l'impossibilité de concilier les points de vue, parce qu'il ne parvenait pas à cerner le Principe d'Unité qui aurait permis de construire la rencontre.
Dans ces réunions, on a pu voir par exemple le Dalaï Lama discourir sur le bouddhisme tibétain et tel astrophysicien exposer la théorie des quantas. Mais rien ne rapproche la Tradition du langage scientifique et vice versa, et la convergence ne se fait pas. Le dénivelé linguistique entre le symbolisme non élucidé de la tradition et la neutralité scientifique les positionne l'un et l'autre dans une inégalité d'expression totale. D'où l'échec de toutes les réunions prétendant unir Connaissance et Sciences, y compris celles proposées et soutenues par L'Unesco depuis les cinquante dernières années.

La raison de l'échec est simple (la nouvelle directrice de l'Unesco, Madame Azoulay, en prendra-t-elle la mesure ?) : pour que la Tradition puisse échanger, confronter sa vision du monde avec celle de l'objectivité rationnelle, il faut que soit d'abord libérée la synthèse des croyances et que le motif d'Absolu qui les fonde soit dégagé. Il faut que les lois organiques du réel, exprimées en langage métaphoriques soient identifiées pour que l'on puisse ensuite les confronter à la diversité des disciplines scientifiques, priées d'en vérifier la validité. Ce n'est qu'alors que le grand Symposium Connaissance et Sciences est possible. De leur côté, les sciences doivent elles aussi procéder à leur synthèse unitaire. Et là, nous sommes loin du compte. Cette quête de la synthèse a dérivé en une espérance vaine ayant pris la forme d'une échappatoire dans une nouvelle discipline, la transdisciplinarité — qui à son tour ne produit aucune synthèse mais se rajoute comme une nouvelle discipline à l'ensemble déjà considérable des sciences… se dérobant ainsi au projet initial de synthèse. C'est un tour de passe-passe que les sociologues n'ont pas relevé, et qui leurre l'Unesco depuis des décennies.

2 L'Union des Contraires n'est pas un aboutissement. 
C'est un moyen, un outil devant servir à un moment précis de l'évolution où Gauche et Droite se rencontrent. Et l'on s'aperçoit vite des limites dont est frappée la science, en raison même de sa méthodologie doctrinale… niant la parité. La Science soupire après un dialogue avec l'Invisible à condition qu'elle impose sa méthodologie, unilatérale…
Il existe, nous le savons bien par l'expérience que nous avons de nos propres vies, des moments favorables aux associations, et d'autres où les chemins se séparent et où l'on continue seul. En se reportant sur l'Alphabet hébreu et sa structure en Arbre, l'Union se réalise lorsque l'énergie passe de Tzadé final 900 vers la branche de droite. Arrivée à Droite, l'Énergie dépose ses acquis. Les potentiels ainsi déposés génèrent une pensée nouvelle sur la seule branche de Droite, montant vers les étages supérieurs.

L'Union a été faite.
Tout cela est expliqué dans le livre que j'ai déjà cité, (au risque de vous lasser). Il n'est que de l'intégrer et passer résolument à ce que je pourrais appeler la « post-synthèse ». Ce qu'en hébreu le roi David appelait le « Séterélion », le lieu protégé, un lieu où il n'existe plus de dualité séparative. La voie spéculative de l'objectivité a cessé : seule dirige la voix issue de la Voix (e) droitière de l'Arbre. Une représentation de cet arbre est donnée dans plusieurs ouvrages et films de Dominique Aubier.

Nous en sommes là. Dans cette poussée en avant.
Nous reportant au schéma cortical, l'énergie est en couche VI, après l'Union des Contraires, et elle se déploie en deux temps sur la seule branche de Droite.
On y vit toutes sortes d'événements. Le retour à l'archigène (liaison couche VI - couche IV et couche I) : cela correspond, au niveau mondial, à la résurgence momentanée des intégrismes religieux et nationalistes. Ils finiront par perdre leur énergie d'autant que les consciences investiront les strates supérieures. Le stade momentané du « retour à l'archigène » sera dépassé, (liaison couche VI - I) et les grands symbolismes collectifs  religieux (liaison couche VI - IV) perdront de leur vitalité.
Nous vivrons alors le recentrage puissant de la pensée sur les critères initiatiques libérés des carcans symbolistes. Nous y sommes déjà et c'est l'objectif même de cet article que valider cette phase.
Nous en sommes maintenant à boire la Rosée de la Connaissance déposée. Un vin pur, sans mélange, sans adjonction synthétique. Boisson tirée du pressage de la Vigne, cépage issu de la seule Connaissance germant sur les grappes de l'Alphabet au niveau des lettres Qof, Resch, Schin, Tav. Donc au-dessus de l'espace dualiste, au-dessus de l'Union des Contraires.
La Rosée se boit (en deux gorgées selon l'archétype) sur la « montagne du Qof », et le verre se tient dans une seule main, la droite.



vendredi 20 octobre 2017

Le Secret de la Rosé. Un concept kabbalistique. Suite 3.

Le Secret de la Rosée (3)

Dans un blog précédent, j'abordais la question du messianisme. Un mot qui fait peur et qui effarouche les sensibilités rationnelles. Pas de quoi sursauter. Le messianisme est tout simplement un état de la Révélation.

3 La démarche messianique.
Après l'époque où la Connaissance s'exprimait en terme métaphoriques et symboliques, le Temps, toujours à l'œuvre, a permis que nous accédions à une nouvelle étape. Nous en sommes à la seconde instance cyclique et cela depuis plusieurs décennies déjà.
Tous ceux qui prétendent que le « secret » doit être gardé retardent d'une ou deux générations. Ou alors ils prétendent garder un secret dont eux-même ignorent tout. Dès lors, leur gardiennage est vain, et ils se gaussent de défendre un joyau alors qu'ils en deviennent les geôliers. C'est là une erreur intellectuelle, car avec ou sans eux, la Connaissance dévoilée, révélée, se répand, et change le monde. Elle est déjà à l'œuvre. Elle est à la disposition de tous — et cependant réservée à une élite. Cette élite ne fonde pas son excellence sur un privilège de naissance, mais elle se compose très démocratiquement de tous les esprits désirant fournir l'effort de s'en emparer. Il suffit de savoir lire, et de se donner soi-même les moyens d'ouvrir la brèche en se munissant des outils nécessaires. Quelques livres… encore faut-il bien choisir lesquels.

Le temps est venu, prévu par toutes les Traditions, qui toutes connaissent la règle : à la seconde grande étape, les choses doivent être dites ouvertement. Et c'est la science qui « ouvre le bal » de ce cycle nouveau, étant l'agent de Gauche signalant que le moment est venu.


La science est actrice de messianisme et cela quand bien même les chercheurs rationalistes haussent leurs épaules à la simple prononciation de ce mot. Ils ne se rendent pas compte que lorsqu'ils parviennent à déférer quelque vérité, leur découverte est une participation à l'émancipation humaine face aux mystères de la Vie. Toute découverte scientifique (je dis bien "découverte" et non pas simple description) procède ainsi… du messianisme. La science, paradoxalement, nie la démarche messianique, et c'est bien compréhensible au regard de la dualité qu'elle forme avec la Connaissance. Elle nie son partenaire d'En-Face, de peur de rencontrer en elle une concurrence qui lui prendrait la priorité au titre de l'importance sociale. La science tremble de perdre sa primauté (et ses subsides) ; c'est la voie de Gauche qui s'imagine posséder la seule méthode pour accéder à la vérité des choses. La science ignore sa position structurelle de partenariat. Lire à ce sujet : la Synthèse des Sciences.

Dans ce livre, Mon Maître s'est employée à faire de la science son partenaire. Elle a ainsi réalisé l'Union Connaissance et sciences, l'Union des Contraires, appelée Qorban en hébreu ou Jam al Jam en arabe conceptualisé des soufis. Le partenaire de la Connaissance, c'est la science. Je dis bien la Science et non pas la philosophie. Car la philosophie n'ouvre aucun mystère du réel, n'établit aucune règle sur ses propres investigations et ne dépose pas de conclusion exploitable. Elle laisse une impression d'entendement et procure je ne sais quel sentiment étrange de satisfaction — ou de désespoir. Elle est un « non lieu » où l'esprit ne peut se poser. Cependant, j'ai pour elle le plus grand respect : je respecte Kant (bien qu'il fut antisémite), Hegel et autres Heidegger. J'ai de la tendresse pour Nietzsche en tant que Poète et son intuition de l'Eternel Retour ; je suis surpris par Spinoza (plus kabbaliste que philosophe) et je suis stupéfait par les aisances locutoires de quelques modernes qui emplissent d'inutilités scintillantes les espaces médiatiques. Mais la philo — je sais que cela déplaira aux amis de Paul Ricœur — n'est pas le partenaire désigné de la Connaissance…

C'est pourquoi je regrette que toute une école de rabbins très brillants se soient impliqués dans ce domaine, croyant que ce serait bonne méthode de recherche que croiser le fer ou synerger avec cette discipline de l'incertain.


Mon Maître, ayant l'esprit bien chevillé au réel, sans rien ignorer de la philosophie, ne s'est pas trompée en élisant pour partenaire les Sciences de la Vie. On trouvait dans sa bibliothèque le Zohar, Talmud, Torah, et bien entendu Don Quichotte — également les titres les plus pertinents d'autres Traditions, Coran, Hadiths, Ibn'Arabî, Al Hallaj, Mahabharata. Et une impressionnante série de livres sur les Traditions et rites du monde : elle aura passé au crible les travaux des ethnologues pour rassembler, en une seule étude, la synthèse unitaire mettant au jour l'identité du modèle commun à toutes ces expressions de la pensée sacrée : trouver ce qui unit les hommes, par delà la diversité des formes expressives. C'était là un vœu de Krishnamurti, Aurobindo, Mircea Eliade, René Guénon, de Raymond Abellio qui parle (mais sans l'identifier) de l'existence d'un Code des Codes, et de Paul Virilio. Ce fut la grande espérance de Teilhard de Chardin, et de nombreux chercheurs de vérité, tel Paul Valéry qui rêvait de trouver ce qu'il appelait « l'agent général de toutes les fusions ».

Ce travail a été fait. Le « Code des codes » est explicité. Dévoilé. Démontré. Donné à voir au grand jour. C'est cela, le « grand saut » dont rêvait le philosophe Kierkegaard. L'identité de la Matrice universelle a été ouverte, expliquée : c'est chose faite dans un livre monumental : La Face cachée du Cerveau — Et l'on s'étonne que l'UNESCO ne s'en soit pas émue alors que c'est justement sa vocation que soutenir pareille mise au point… Cette Institution, actuellement sévèrement critiquée pour ses manquements, pourra-t-elle survivre si elle ne finit par intégrer les résultats déposés par ce grand-œuvre ?

4 Sciences et Connaissance au service de la vérité.
Se dotant des meilleures références dans les domaines scientifiques, mon Maître devint une spécialiste en biologie, botanique, zoologie. Sans rien ignorer de l'astrophysique. Les volumes du Traité de Paléontologie étaient en bonne place dans sa bibliothèque, non moins les ouvrages les plus pointus sur les neurosciences publiés chez les éditeurs spécialisés. Autodidacte suspecte diront les sceptiques, à ceci près qu'elle s'entourait précisément d'amis scientifiques… qui ne manquaient pas de l'interroger sur des questions qu'elle comprenait mieux qu'eux, justement grâce à cette double culture lui permettant d'avoir sur le monde un regard binoculaire là où la science isolée ne vise qu'avec un monocle. Le neurologue Henri Laborit et d'autres sommités n'ont pas craint de rencontrer l'Initiée — à un certain niveau de culture il n'existe plus d'appréhension idéologique mais uniquement le désir de comprendre et de progresser.

Je me souviens d'une après-midi passée avec quelques personnalités du monde de la Recherche. Il y avait là, entre autres, Paul Forlot, excellent cuisinier et titulaire de je ne sais combien de doctorats. Expert en biochimie, docteur en botanique et… dermatologie. La discussion portait sur… Adam et Eve. Se posait l'énigme du fameux Serpent. Pour résoudre la question, Dominique Aubier a écarté l'interprétation psychanalytique en ce qu'elle est fondée sur une imagerie symbolique dont l'interprétation sexuelle classique est peu solide. Mais elle a consulté les Textes (Torah), en a fait la lecture scripturaire hébraïque étudiant les mots, la sémantique, mais surtout les Lettres. Et parallèlement, elle a consulté le Traité de Zoologie où les spécialistes ont consacré d'intenses recherches sur les Ophidiens. Grâce au tir croisé Connaissance et Sciences, elle a non seulement évité les redites traditionnelles ou les banalités sexuelles des commentateurs modernes, mais elle a pu établir une étude aboutie de l'Archétype « Serpent » (Nahasch). Elle avança même des suggestions sur la composition des protéines du venin dont l'expert en biochimie a pris bonne note pour parfaire ses recherches sur les antidotes.

Une autre discussion passionnante eut lieu le lendemain, à propos de l'Alzheimer, du rôle essentiel du symbolisme dans la formation de l'esprit et de sa capacité à nourrir la pensée. Si bien que le symbolisme et l'éducation à la pensée symbolique pourraient bien constituer un rempart à l'Alzheimer qui, selon Dominique Aubier, serait la conséquence d'une indigence collective de notre société ultra-matérialiste à la perception des symboles… Avec Dominique Aubier, le faisceau de la Science rejoint la lumière de la Connaissance, et de la convergence résulte l'intelligence dessillée. Cette convergence se nomme, dans le langage des Soufis, le Tawîd. Il est attendu et espéré depuis des siècles. Et voilà, c'est chose faite.
Bon, je vous ai lassé en parlant (encore) de mon Maître. Mais franchement, dites-moi qui a fait mieux et j'irai lui cirer les bottes !

5 La délivrance du symbolisme
Ceci concerne les ethnologues et les étudiants de cette discipline dont je constate qu'elle ne progresse pas. Précisément parce qu'elle n'a pas intégré l'élucidation proposée. Un ostracisme comme un autre, venant simplement du fait que la solution n'est pas venue de ses propres rangs. Un peu d'ouverture, que Diable !
Dominique Aubier a fait sortir le message de la Tradition, en actualisant les termes et la compréhension de la Connaissance. « Savoir, c'est une chose précise, écrit-elle. Les indiens Hopi appellent le symbolisme "la pensée des nuages". Elle s'obtient par évaporation de l'eau, premier élément dans lequel s'est réalisée l'évolution animale. Mais les nuages montent dans l'air, et c'est là qu'il faut les voir et en recevoir la pluie. Et nous y sommes, aujourd'hui : il faut décortiquer les rites, les casser comme des amandes pour manger le sens qui est dedans. C'est la seule façon de pouvoir régler le problème des intégrismes, des nationalismes, des identités. Rendre intelligibles des formes cristallisées qui immobilisent l'esprit et saturent la conscience. Trouver le sens qui est derrière toute langue, c'est la libérer. Parce que derrière tous les rites, il y a la langue, et dans la langue, l'identité. »
L'essentiel, c'est que le message de délivrance soit là, énoncé d'une manière conforme à l'air du temps. Et ce travail est offert en partage à tous, suivant en cela l'exemple symbolisé par… Don Quichotte affrontant les moulins (de la pensée conventionnelle).

Et moi, je fais de même, en assumant la publication des ouvrages qui réalisent cette performance. Et poursuivre, si possible une œuvre personnelle dans le prolongement du Maître. « Le Temps a son exigence et je ne saurais servir aux esprits d'aujourd'hui un message écrit dans un langage trop vieux pour être assimilé correctement et dans toute son exactitude. Mon langage doit être adapté au Temps et ma Connaissance doit intégrer l'apport du Temps et les dévoilements successifs réalisés par les initiés qui m'ont précédé. Je n'ai pas le droit de manquer une étape et je dois, en acquérant la maison, non pas reconstruire depuis la fondation, en ignorant ce qui a été dit et fait, mais veiller à actualiser. Je dois consolider, renouveler, perfectionner. Et habiter les lieux favorables en homme de mon temps, sans craindre de percer des ouvertures vers plus de lumière ».

Cela ne peut se faire qu'avec l'aide des Lecteurs, des Amis, tous ceux qui désirent s'impliquer dans la Connaissance au niveau requis d'une actualisation libératrice.

--------------
Une fois que la Rosée s'est déposée, et qu'elle a été bue, l'Initié devient Fontaine…

La suite de l'article dans un prochain blog où je traiterai du concept de la Fontaine.
Pour revenir vers les articles précédents :
Le Secret de la Rosée 1 
Le Secret de la Rosée 2

PS : Après avoir écrit ce texte, je suis allé déjeuner. Un plat du jour à 10 euros, au village. Et voilà que le serveur, sans que je lui demande rien, m'apporte une carafe de vin rosé qu'il pose sur la table : « Offert par la maison », me dit-il, tout heureux de son initiative. J'accepte, en me répétant ma dernière phrase : une fois que la rosée est bu… allons vers la Fontaine… La Vie semble confirmer l'utilité de cette étude. Prochain Blog : Le Secret de la Fontaine.

— Vous pouvez donner votre avis sur ce blog.
— Poser des questions qui m'aideront à améliorer mes recherches.
— Venir me voir et prendre un café (ou un verre de rosé) ensemble.

Le Secret de la Rosée. Un concept initiatique (suite 2)

Le Secret de la Rosée (suite 2)
II Deuxième partie


1 L'Initié parle en style Dabar.
Parmi les initiés, je distingue l'initié traditionnel. Il connaît les lois de la Connaissance dans les termes propres à sa tradition. Dès lors, les traditions étant toutes à égalité de dignité, il ne peut exister aucune discrimination entre les formes expressives de la Connaissance. Chaque peuple, chaque culture a développé, selon sa sensibilité, une perception de l'Absolu, selon les émanations dont il a bénéficié, selon son emplacement sur la Terre. Cependant, et sans qu'il ne s'agisse ici d'émettre un jugement de valeur, toutes les Traditions et tous les initiés ne sont pas au même niveau. Certaines cultures auront développé une sensibilité visuelle là ou d'autres auront privilégié la perception auditive. Une telle, selon leur proximité du point d'insertion central de l'énergie, bénéficiera d'une décharge directe quand d'autres profiteront des ondes caressantes se propageant depuis le cœur de l'électrocution. Certains initiés, directement connectés sur la centrale, verront leur esprit foudroyé par l'impact de l'énergie du Verbe innervant la planète. D'autres, non moins sensibles mais positionnés différemment, accueilleront les effluves et les effets de la décharge initiale qu'ils retraduiront en des termes pleinement adaptés à leur territoire, leur zone d'influence, leur langue, leur espace mental.
Certaines traditions traduiront leur compréhension de tel archétype en un symbolisme  figuratif savant culminant dans des esthétismes abstraits quand d'autres lui donneront le contour d'un rituel aux apparences rustiques et sauvages apparaissant comme des atteintes violentes à nos sensibilités. Mais toutes ces expressions, quelque soit leur degré de représentation, appellent à une exégèse explicative ouvrant le sens

L'Initié, quelque soit la tradition dont il est le fils, est un homme du DaBaR symbolique, appelant au grand DaBaR explicatif.
L'Initié traditionnel, qu'il soit taoïste, bouddhiste, chamane — d'une manière générale : religieux — est un homme du Dabar… à la manière ancienne. Les lois de la Connaissance, il les connaît en des termes symboliques, imagés, et par métaphores. Il ne les divulgue pas, sa tradition s'y oppose et c'est de là que vient l'adage selon lequel « celui qui sait ne dit rien ». C'est là une pensée exacte, s'adressant aux Initiés de la Première Époque que sont les Maîtres des Traditions. Il leur est formellement interdit de jamais s'expliquer : l'explication des choses n'est pas de leur ressort. Ils ne sont en charge que de la transmission, exercée sous certaines conditions. Il leur est interdit de jamais dévoiler l'identité de leur modèle de référence. Ils le mettent cependant en application, sur "la voix silencieuse".
Ce sont des hommes appartenant à la première étape de la Révélation (que Dominique Aubier appelle le Bip du cycle qui compte deux étapes évolutives). La règle, en Bip, c'est de ne pas divulguer, mais de transmettre au disciple, et encore : transmettre sans dévoiler, de sorte que l'élève trouve par lui-même.

Les Initiés de cette époque ont été héroïques, car il fallait sauver la leçon ésotérique… sans la dévoiler. Il s'agissait pour eux de permettre à la leçon initiatique de traverser les siècles, jusqu'à ce qu'un jour le carcan symbolique puisse être dissout. Ces Initiés méritent un puissant hommage. Ils ont convoyé le message, chacun dans sa Tradition, chacun selon son langage et son style, mais toujours selon les mêmes règles immuables et dans la perspective qu'un jour viendrait où paraîtrait la grande exégèse explicative du Grand Tout auquel ils se raccordent tous, fraternellement, par-delà la diversité de leurs origines. Tous ont prévu l'instant de la Grande Sortie, que l'on appelle la Parousie.

2 Les siècles ont passé, le moment est-il venu ?
Comment puis-je le savoir ? Est-ce une affirmation gratuite de ma part ?
Le moment est venu, depuis que la Science (Einstein, de Broglie) a découvert l'identité de la lumière. En effet, dès lors que la Science, partenaire de Gauche de la Connaissance, écarte le voile sur l'identité de la lumière, l'Initié en déduit qu'il a le feu vert pour parler à son tour : la Gauche parle d'abord. C'est une règle explicitée dans le Zohar. La Gauche commence toujours en premier, et c'est bien normal, puisqu'elle est le « Qui-Fait » dans la structure qu'elle forme avec la Connaissance qui est le « Qui-Sait ».
La Science « fait » les choses dans le domaine du visible. L'Initié observe l'acte du « Qui-Fait » et en déduit que l'ouverture est en cours. Tous les Initiés, chamanes, sorciers, ayant reçu la visite de scientifiques, d'ethnologues ont immédiatement compris qu'au travers de ces visiteurs, c'est le "partenaire d'En-Face" qui se signalait à eux dans le couplage structurel. Ils ont compris que le cycle avait changé et s'ouvrait sur sa seconde instance.

Le secret pouvait être divulgué, à tous. Plus de secret, et c'est la fin de l'ésotérisme, tout doit être dit. C'est cela que l'on appelle… les Temps messianiques. Les temps de la Lumière.
Je sais, le mot « messianique » fait peur. J'y consacrerai une étude que je publierai sur ce Blog, si cela vous intéresse.



Le Secret de la Rosée (3) suite dans quelques jours.
Pour revenir à la première partie
Pour lire la suite (3).


Livres de référence :
— La Synthèse des Sciences
— La Face cachée du Cerveau
— The Hidden face of the Brain


samedi 14 octobre 2017

Le Secret de la Rosée. Un concept kabbalistique.

Le Secret de la Rosée (1)
(par Dominique Blumenstihl)

Cet article ouvre une série de textes qui déploieront progressivement une pensée intégrant au fur et à mesure ses propres éclaircissements. Il s'adresse sans doute à ceux et celles qui ont déjà un minimum de connaissance dans le domaine de l'Initiation.

Première partie

Plusieurs personnes m'ont écrit suite à mes articles où je parle du LABYRINTHE et du TZADÉ FINAL, la lettre hébraïque valeur 900. Je vais en traiter dans un article spécifique.

Avant de répondre à ces questions, je tiens à préciser le cadre de mes réponses. Que ce soit clair, je ne suis pas un religieux en exercice de ses fonctions, et je ne représente aucun mouvement religieux. Je ne représente pas une Communauté de croyance.
Je crois en l'Homme. En l'Esprit.  Et je tente d'être un homme véritable.
Qui je suis ?
Pendant 28 ans, j'ai été formé à la Connaissance par l'écrivain Dominique Aubier. J'ai vécu avec elle en Espagne, Andalousie pendant 6 ans. Et 22 ans en Normandie. J'ai eu le privilège de bénéficier au quotidien de son enseignement exceptionnel. En toute modestie (ou prétention si vous préférez) je peux bien dire qu'un peu de la poudre d'or tombée de l'aile du papillon est restée attachée à mon esprit.
Suis-je pour autant un Maître ?
Aucune école, aucune institution ne peut délivrer le diplôme. L'octroi de cette garantie relève de la compétence de l'Invisible. Tout au plus ai-je retenu quelques bribes des leçons du Maître…

1. Ai-je le droit de parler ?
Quand il s'agit de parler de la Connaissance, on rencontre beaucoup de bavards. Beaucoup de demi-initiés ayant touché par-ci, par-là, aux traditions du monde et qui prétendent enseigner. Et qui en tirent de substantifiques revenus. Il y a aussi beaucoup d'âmes généreuses, profondément sincères, qui croient avoir intégré la leçon initiatique alors qu'elles n'ont fait qu'effleurer l'apparence séduisante d'un symbolisme. Beaucoup d'appels à la "fraternité", à la "solidarité"… autant de sentiments respectables et on ne peut leur en faire le reproche — dans la Connaissance, on ne fait pas de reproche. Mais il est clair que ces approches, fussent-elles sympathiques et bienveillantes ne constituent en rien un corpus solide sur lequel un être puisse s'appuyer.

Pour parler de la Connaissance, il faut d'une part posséder un esprit investi par la grâce au degré de l'investiture qui est celle de son temps. D'autre part, il faut avoir assimilé le savoir recueilli par les livres et par la tradition (donc sciences et connaissance) et avoir soumis celle-ci au filtrage de son propre esprit bien investi. Il faut donc recueillir ce que les kabbalistes appellent Tal (la rosée), autrement dit le dépôt de l'enseignement de la nuit (les sciences) éclairées par le jour naissant à la lumière du soleil levant (la Connaissance). Alors seulement, l'être peut parler. Parler vrai.

Il existe aussi un degré où l'initié se voit directement investi, sans passer par la case d'aucune école : il est alors informé par ce que Ibn' Arabî appelait le « Kadhir ». Autrement dit : la pluie quantique des informations arrose en direct sa pensée, il est alors en Union mystique avec l'informateur. Ce fut le cas d'Abraham, Moïse, Rabi Aqiba. De Mansûr Al Hallaj, et sans aucun doute de Jésus, de Bouddha et quelques autres personnalités très remarquables.

2. L'Homme de la Rosée parle vrai.
Tout le monde, liberté d'expression oblige, a le droit de s'exprimer dans la grande foire aux opinions où tout le monde a raison. Chacun possède sa propre autorité, son droit imprescriptible à… causer. Et tout le monde a tellement de choses à dire. Mais c'est là qu'il faut distinguer entre jactance et Parole. Distinguer entre les deux verbes hébreux désignant l'acte de parler. Amar et Dabar.
Amar, c'est pratiquer l'usage de la parole profane. C'est « causer », meubler une conversation. C'est tenir un discours où la priorité est donnée au matérialisme, à l'économie, à l'utilitaire. Au « Qui-Fait ». Nous y avons droit.
Le Dabar quant à lui, est réservé à l'être de Connaissance. Le mot s'écrit : Dalet, Beth, Resch. Ce sont les lettres écrivant le nom de Deborah. Il existe deux Deborah dans les Ecritures, d'une part la nourrice de Rebecca qui s'occupa de ses deux fils Jacob et Esav (Esaü). Et d'autre part, Deborah (avec un Vav) la prêtresse qui livra une bataille sans merci contre son ennemi le général Sisra et ses 900 chars de guerre. Je consacrerai une étude à Deborah dans un prochain Blog.
L'initié parle le DaBaR. l'Initié ouvre la porte (Dalet) de la structure (Beth) corticale (Resch) : il connaît le modèle cortical de référence, il connaît la structure porteuse et ses lois et il ouvre sa bouche pour en parler. Il en coule le miel, produit par l'abeille (DiBouR) qui produit la nourriture sucrée, celle dont s'est alimenté Jonathan avant sa bataille, sucre allant droit au cerveau lui donnant l'énergie.

Dominique Aubier précise à ce sujet, dans son livre La 23è Lettre de l'Alphabet hébreu (p. 302) : « La doctrine du Sacré considère qu’il existe deux sortes de langage : le Dabar et l’Amar. Le Dabar comme son mot l’indique procède par ouverture directe, Dalet, du sens distribué par le cerveau caché, Beit ; à partir de là s’organise le domaine cérébral du Reisch, troisième pivot de son triplet. Avec ses trois glyphes Dalet, Beit et Reisch le mot Dabar décline la formule du parler vrai. La parole absolue. Mais il y a aussi le dire expérimental, celui qui fait le reportage du vécu. Le verbe Amar en définit la puissance par ses trois piliers. Le système de vérité est à l’initiale : Alef. Son statut gouverne l’incessante valeur de ce qui est dit, au service de l’universalité : Mem. Cette possibilité est en soi un important ressort cortical : Reisch. L’hébreu distingue spontanément deux modalités de parler, également données par la nature et dont la cohérence particulière domine l’ensemble de l’éventail dialectal. Ces deux capacités correspondent aux deux hémisphères qui participent à l’activité d’un cerveau doué de parole. Dabar en « qui Sait », Amar en « qui Fait ».
On reconnaît, dans ces deux typologies de la Parole, celle dont a usé Moïse en « Qui-Sait ». Et celle dont a usé Pharaon, le Prince du « Qui-Fait ».

L'initié est donc celui qui connaît donc la différence entre Amar et Dabar. Il connaît les deux formes d'expression et leur raison d'être. Sans rien ignorer de la puissance du « Qui-fait », de ses ressourcs et méthodes, il ne s'en laisse pas abuser. Sa connaissance dépasse la psychologie habituelle des êtres, inspiré par l'Informateur innervant la Dabar. Son principal recours consiste à maîtriser la particularité du langage Amar et de tenir ferme sur le DaBaR

La suite de l'article paraîtra dans un prochain Blog.


Le Secret de la Rosée 2 
Le Secret de la Rosée 3  

Suite après la série sur le Secret de la Rosée :
Le Secret de la Fontaine

PS : je remercie ceux ou celles qui s'abreuvent de cette leçon de bien vouloir citer… leur source. 

mercredi 4 octobre 2017

Le Président Macron et l'erreur de la "multipolarité".

Emmanuel Macron ou l'erreur du multipolaire.
Dans son discours aux Nations-Unies, le Président Macron a mis l'accent sur le dialogue multipolaire. La généreux accentuations lyrisme du président français a drainé les applaudissements de l'Assemblée. Devant tant d'humanisme, appelant à la solidarité internationale, on ne peut s'empêcher d'être ému.
Mais séduction et sentiments mis à part, le Président Macron a-t-il raison ?

1. La « multipolarité ».
Ce jour-là, j'étais justement en train d'installer des lampes dans ma maison. Conseillé par un électricien, j'ai fait bien attention de ne pas mélanger les fils, et de séparer le « neutre » de la « phase » et brancher la « terre ». Tout en revissant mes lampes « LEDs », j'écoutais le discours présidentiel en direct sur France-Info. Multipolaire, répétait-il inlassablement, il n'y a pas d'autre solution ni d'autre méthode.
Mais suffit-il d'avancer la main sur le cœur et d'entonner une aria pour que l'opéra produise son effet ? La partition de M. Macron est-elle écrite sur des critères stables, vérifiés, efficaces ? Est-elle réaliste ?

« Multipolaire » ? Mon installation électrique ne l'est pas : j'ai beau tirer autant de fils que je veux, je retrouve toujours la même « phase » ( + ) accompagnée de son partenaire dite « neutre » ( - ). Et ces deux fils rejoignent toujours le poste central des disjoncteurs, eux-même reliés à un disjoncteur central où parviennent les fils venant de l'extérieur, d'un générateur électrique situé quelque part dans la campagne. Il n'y a pas, à quelque niveau que je me situe, dans l'apport de l'énergie, de « multi » : l'électricité est toujours conduite selon le même principe du déplacement des électrons. Il n'y a de « multiple » que le nombre de pièces de la maison. Mais croire que chaque ampoule dans chaque pièce soit capable de conditionner et remettre en cause la distribution centrale, serait une sottise. L'ensemble des postes d'éclairage constituent bien la « multipolarité » mais l'énergie est une et centrale. Elle se délègue, se distribue, circule. Mais en aucun cas ne se divise.

La pensée de M. Macron procède d'une générosité mais surtout d'un conditionnement philosophique où l'on reconnaît ses maîtres à penser. Oui, chaque pays, chaque nation a droit au chapitre. Tout doit se discuter, tout doit se négocier. À cela servent les Nations-Unies. Mais qu'en est-il de la prise de décision ?

2. Autre exemple de différence entre la multipolarité et l'unicité.
C'est un exemple que donne Dominique Aubier dans son livre très remarquable La Synthèse des Sciences. Elle observe qu'il existe deux types de visions par les yeux. Et deux types bien différents d'yeux. D'une part, la vision unitaire dont disposent les vertébrés. D'autre part la vision en prismes multipolaires des insectes. L'œil humain a été fort bien étudié par les ophtalmologistes, sa capacité de perception repose sur une sensibilité aux photons dirigés, au travers de la pupille en direction du nerf optique qui draîne l'énergie lumineuse vers les zones cérébrales dévolues. La description médicale serait fastidieuse à exposer ici. On peut se reporter à l'ouvrage cité, ou, pour ceux qui s'intéressent à la vision, à une série d'ouvrages spécialisés décrivant le circuit exact des nerfs optiques, leur bifurcation en Droite et Gauche, et leur aboutissement aux deux zones visuelles spécialisées dans le cerveau. En tout cas, l'œil humain propose une vision en relief, fondée sur une dualité Gauche et Droite, croisée pour certaines fibres nerveuses, suivie d'une centralisation opérée par le cerveau qui réunit en une seule image ce qui lui arrive sous forme duelle au travers du chiasma optique.
(Les médecins lecteurs de ce Blog pourront compléter l'exposé par l'apport de leur compétence !)
Mais il existe une autre manière de voir le monde…

3. La vision insectoïde.
Elle aussi, elle a été bien étudiée par les entomologistes qui ont décortiqué l'œil de l'Insecte. Mouches, abeilles, drosophiles, moustiques ont été observés au microscope et leur œil a été parfaitement analysé. L'œil de la mouche par exemple est un édifice étonnant d'hexagones emboités les uns dans les autres, dont chacun fonctionne à lui tout seul comme un oeil. Chaque prisme est sensible au moindre mouvement. Cette sensibilité est d'autant exacerbée que le nombre de prismes est important. L'Insecte, dès lors, ne possède aucune vision unitaire de la réalité : elle lui apparaît comme un kaléidoscope éclaté en facettes dont il ne perçoit que la multiplicité brisée. La vision de l'Insecte est « multipolaire ». Je dirais même qu'elle n'a pas de pôle du tout mais uniquement des points de captations lumineux directement reliés au système musculaire, sans qu'aucun système neural ne centralise et ne rassemble la vision en une forme cohérente unitaire. Ce réseau de connections multipolaires reliant l'œil directement aux muscles donnent à l'Insecte une réactivité extrême que nous pouvons vérifier quand nous voulons attraper une mouche. Il n'y nulle pensée chez l'Insecte, mais une réactivité immédiate.

Chez l'Insecte, tout est éclaté et extérieur. Pas de cerveau (tout juste un ganglion nerveux). L'Insecte procède de la multiplicité : il incarne l'archétype de la prolifération entropique des formes vivantes se développant du côté Gauche de l'arbre évolutif. Une prolifération infinie, quantitative, inventive dans ses formes, générant des spécialisations à l'intérieur même des spécialisations. Il n'existe, chez l'Insecte, aucun motif de synthèse unitaire. Tout chez lui est « multi », « dehors », « expansif ».

Sur l'arbre évolutif des espèces, les mammifères se situent tout à l'opposé. Chez l'humain, tout se centralise dans un cerveau. L'Insecte appartient au secetur dit « hyponeurien » (le système nerveux est en-dessous du tube digestif). Les mammifères sont épineuriens (le système nerveux est au-dessus des organes digestifs). Cette distinction a été donnée par le professeur Lucen Cuénot dans sa grande étude sur l'évolution des espèces. Le critère est donc scientifiquement observé — ce n'est pas une opinion philosophique… La distinction est majeure, opérée par la Nature : il ne s'agit pas d'émettre un jugement, de dire que c'est ou mal. Un Insecte n'est ni bien ni mal. Une mouche n'est pas mauvaise en soi. Pas plus qu'une abeille. C'est juste qu'elle est gênante quand elle tombe dans ma soupe.
Les humains, nous sommes des « épineuriens ». Notre système nerveux est centralisé, et fonctionne essentiellement avec l'énergie que lui insuffle le Verbe. Les zones corticales interprètent l'information et lui donnent diverses expressions, à l'image de la maison éclairée par diverses ampoules, toutes reliées au même poste de commandement.

4. Chaque être a sa propre lumière, mais…

Croire que la « multiplicité des opinions » mène à une cohérence est une erreur. Toute opinion est respectable. Mais chacune d'elle n'éclaire que sa petite pièce, ignorant tout de ce qui se passe dans la pièce voisine et ne sachant rien de ce qui se joue en amont, là où l'énergie perce et insuffle sa vitalité. Demander aux petites lumières de se réunir pour, ensemble, éclairer le ciel est une vaine espérance : on peut en faire l'expérience, en regardant la voûte étoilée. L'immensité de la nuit n'est nullement éclairée par la multiplicité des étoiles, aussi nombreuses soient-elles. Même le reflet de la lune n'y suffit pas. Seule la lumière unique et centrale du soleil nous réchauffe et dégage notre vue. S'imaginer que la multiplicité, le multipolaire puisse restituer le message initial c'est croire à la reconstitution originelle du vase brisé. La Science commet la même erreur intellectuelle, dans sa démarche "multidisciplinaire". Le pensée multidisciplinaire devenant à son tour une science, se rajoutant aux autres, étoile parmi les étoiles, mais sans aucune efficacité synthétique.
Et pourtant…
Chaque peuple a sa lumière. Chaque Nation a sa particularité. Chaque individu a sa lumière qui lui est propre, personnelle, non échangeable et inaliénable. Chacun est à lui-même récepteur de lumière, chacun est unique et irremplaçable. Chacun est ainsi une luciole pour lui-même, éclairant sa vie par ses propres moyens… mais il existe une lumière, une autre lumière, au-dessus de nous qui projette sur nous son vouloir… et qui fait que nous sommes reliés à une source d'énergie unique se déléguant en nous.
Nous ne sommes pas « multipolaires » nous sommes sollides, spirituels, possédant un cerveau, deux hémisphères, un Qui-Sait et un Qui-fait. Avec une ère du langage, une conscience… Certes nous avons plein d'opinions (changeantes au gré des humeurs) mais nous ne sommes pas des Insectes à la vision prismatique et à l'esprit éclaté dans la dispersion.
Les Nations-Unies, n'en déplaise aux membres qui y siègent, ne fondent aucune unité : leurs principes sont faibles. Le Code qui les rassemble ne repose que sur la bonne volonté des uns et des autres et non sur des critères solides. Il s'agit d'une invention occidentale, siégeant au cœur de la métropole la plus occidentale qui soit, procédant d'une méthodologie typiquement occidentale…

5. Le Président Macron se trompe…
quand il s'imagine que la politique «multipolaire » puisse influer la marche du monde. L'idée même est fausse. Elle sort droit de ses lectures philosophiques (Bourdieu, Derrida, Baudrillard). Des penseurs qui ont largement percé des forages… dans le vide. Quant à sa méthode — convaincre par les bons sentiments de solidarité — elle est gentille, mais inefficace car non appuyée sur les lois du réel.
De plus, il lance son appel depuis la ville qui représente symboliquement l'apogée, le comble entropique de ce que la civilisation citadine peut produire, New York… La ville… un concept évolutif inventé par Caïn, après qu'il eût été bani suite au meurtre d'Abel. Il lance son appel et veut contrer le président Trump, sur le territoire même de M. Trump… C'est là que M. Macron se "trumpe" car il ignore la première règle de la diplomatie qui est de choisir le terrain favorable depuis lequel on s'exprime. Aucun torero ne commet cette erreur quand il est dans l'arène face au taureau… Choisir son terrain…

6. J'encourage M. Macron à lire (ou relire) Don Quichotte.
Il existe en effet, dans le roman de Cervantès, une scène qui relate parfaitement cette divergence conceptuelle entre les perceptions de la réalité. C'est au chapitre où Don Quichotte rencontre un puissant adversaire, monté sur un immense cheval : le Chevalier des Miroirs. Don Quichotte possède un verbe unique, un projet clair fondé sur une éthique, une morale, mais surtout sur une Connaissance des lois de la Vie. Le Chevalier des Miroirs, quant à lui, n'est autre que le bachelier Samson Carasco (cara de asco = tête horrible) déguisé en chevalier — c'est un imposteur — portant sur lui une armure composée d'une multitude de petits miroirs scintillants. Il représente, par son habit, la multipolarité de sa formation intellectuelle, faite d'érudition conventionnelle et de savoirs accumulés, de jugements et d'opinions. Qui des deux l'emportera ? Il ne fait pas de doute que la politique de Don Quichotte ne s'embarasse pas de l'opinion multipolaire. Il a sa vision, sa perception immédiate des signes. Don Quichotte lit à livre ouvert dans les manigances. Il domine les turpitudes d'un regard immédiat et comme indifférent, n'ayant pas à analyser mais seulement à conclure. Son intervention consiste régulièrement à rétablir le droit et le bien. Il ne réunit pas d'assemblée pour s'inquiéter de l'avis des uns ou des autres. Il n'a qu'une exigence : que l'on se soumette à Dulcinea del Toboso, autrement dit, la douce lumière du Tob + Sod (en hébreu Tob = bon et Sod = secret), donc la douce lumière du bon secret. En référence assez claire au livre du Kabbaliste Moïse Cordovero « La Douce Lumière » (Or né érab). Cette douce lumière n'est pas négociable. Tant pis si l'esprit démocratique en prend un coup… l'esprit démocratique étant essentiellement composé de la multitude des petits miroirs aux petites humeurs, colères et opinions. Que diable ! Monsieur Macron, allons en marche vers une politique… quichottienne ne craignant pas d'affirmer la suprématie de Dulcinée du Toboso ! Se brancher sur le bon secret. Et où se trouve la source du bon secret ? Où se trouve la source du verbe disant la Vérité ?

Trouver la source du Verbe
Il s'agirait donc pour le Président Macron de rechercher le lieu central où l'énergie cosmique pénètre la planète et lui insuffle les messages. De trouver l'endroit où le Verbe descend sur terre, pour ensuite se déléguer partout sur la planète. Ce lieu unique et principal de la captation du Verbe, ce n'est pas New-York. Une pincée de Connaissance initiatique (et un verre de vin de la Mancha) lui permettrait de savoir que ce lieu, c'est Jérusalem… C'est là que M. Macron devrait se rendre en priorité et lancer un grand appel à l'humanité, comme l'a fait, en son temps le Président égyptien Sadate. Un message universel de paix, lancé depuis Jérusalem… en réaffirmant le rôle et le statut unique de cette ville, lieu de captation du verbe divin. Le Président Macron sait-il quel est le rôle que la France doit jouer ? Je suis prêt à jouer les ambassadeurs du Quichotte pour le lui expliquer.

— La mission de la France
— Le statut de Jérusalem
— Le Code des archétypes

dimanche 24 septembre 2017

Séisme à Mexico. 32 ans après. Appel au cœur.

Séisme à Mexico. L'appel du cœur.
  
L'Invisible s'adresse à notre cœur.
C'est notifié dans le tremblement de terre de Mexico.
Il a surgi exactement, jour pour jour, 32 ans après le dernier grand séisme dont tous les Mexicains se souviennent. Hasard ou coïncidence ? Le hasard n'étant qu'une croyance pour se mettre à l'abri du sens, il apparaît assez clairement que la planète, en tant qu'organisme vivant, a de la mémoire.

Les répétitions temporelles à échéances régulières, fichées sur des anniversaires, ont été largement observées par les psychanalystes, et s'il s'agissait d'une personne il n'y aurait aucun doute pour y diagnostiquer une résurgence mémorielle suite à un traumatisme.
La planète étant elle-aussi un être vivant, nous devons y voir un message. Il est lisible, car ce qui ressort, c'est le nombre 32.


32 : c'est comprendre les choses.
Irma et Maria : c'est la même tempête exprimée en deux temps. 
Chacune des deux tempêtes a été accompagnée de son séisme, exprimé au Mexique. Nouveau redoublement. La répétition est un des archétypes connu de tous les initiés : l'expression "Redoublement" est utilisée par le Maharal de Prague, qu'on ne me dise pas que j'invente. Explication détaillée dans… (ici)

En tant que kabbaliste, je vais droit sur l'hébreu qui est une langue fonctionnant sur les lettres et les chiffres. Les chiffres sont des ombres portées reflétant l'énergie des lettres. Ici, nous avons 32.
32 ans séparent les deux grands séismes. C'est bien le 32 qui veut se faire remarquer et qui veut qu'on le commente.

32, en hébreu, c'est Lamed (30) + Bet (2) LEB, le cœur.

 Se méfier du sentimentalisme qui se voudrait explicatif. Il ne suffit pas de dire « il faut avoir du cœur » pour que tout soit résolu. Le cœur a ses exigences. (C'est le titre d'un superbe film Indien "Dil Chata hai). Et son exigence première, c'est d'être compris.
Etre un homme ou une femme de cœur, c'est être quelqu'un qui sait ce que signifie exactement ce mot.

Alors qu'est-ce que le cœur ?
 C'est le cœur du monde qui palpite et qui souffre. Il nous invite à nous souvenir de lui. Que faisons-nous après la Tempête ?
Continuer « comme avant » ? Que faisons-nous après les cataclysmes ? Vite, tout déblayer et faire comme si rien ne s'était passé ? Suffit-il que les compagnies d'assurances indemnisent (ceux qui sont assurés, ce qui est loin de la réalité aux Caraïbes). 
Il faut se souvenir du film et le revoir :

APRES LA TEMPÊTE… 


La tempête de l'an 2000 avait balayé la France. Une tempête redoublée…
Aujourd'hui, le tremblement de terre de Mexico — qui accompagne Maria — nous invite à nous souvenir du COEUR. Et qu'est-ce que le cœur ?
En hébreu cela s'écrit Lamed + Bet. Ces deux lettres signifient :
Lamed = enseigner
Bet = la structure

Quelle structure ?
Celle que Raymond Abellio appelait la Structure d'Absolu.
C'est bien là que se situe le problème. Les Lois de la Structure d'Absolu ne sont pas assez connues. Elles ne sont pas assumées et restent mal comprises, car encore enfermées dans la coquille symbolique. C'est justement ce symbolisme qu'il faut ouvrir pour aboutir à une grande exégèse explicative.

« Avoir du cœur, c'est connaître les lois de la Structure d'Absolu, les connaître et les enseigner ».

Ce travail, il a été fait. La Structure d'Absolu est clairement identifié, dévoilée, dans ce livre :
"La Face cachée du Cerveau"


Lire et comprendre les symboles, se doter de la grille de lecture et l'enseigner. C'est cela, avoir du cœur…









mardi 19 septembre 2017

IRMA - MARIA. Comment en sortir? Agir sur le monde avec le symbole.

IRMA ou Maria et autres cataclysmes. Comment en sortir ?

Et si les responsables, c'étaient nous ?
Car "Le Devenir du Monde est lié à celui de l'Homme".
Nous ne sommes pas les observateurs extérieurs d'une planète qui se trouverait sous l'objectif d'un microscope. Cette planète, c'est la nôtre, la seule sur laquelle nous puissions vivre. Elle est notre vaisseau spatial et nous supporte. Il se pourrait bien que son temps soit compté… et le nôtre aussi. Dès lors, à quoi bon tous ces reportages télé sur les catastrophes, pourquoi nous montrer tous ces gens désespérés, si on ne nous dit pas comment faire pour éviter les malheurs ?
Les experts savent tout. Ils expliquent tout… sauf la méthode par laquelle nous tirer d'affaire.
Les signes sont clairs. Ils s'expriment dans la réalité, dans les faits. Dominique Aubier écrit à ce sujet  :"il faut que les faits traduisent l'intention de la Vie pour que nous puissions lire en eux le conseil qu'elle donne. C'est à quoi servent certains événements très contrariants… "

1. Etre réaliste et lire le "guézer".
Les îles sont sinistrées. Les gens partent. Mais si la terre entière est touchée, nous n'aurons pas d'autre planète où nous réfugier. Il s'agit donc d'être réaliste.
J'ai déjà attiré l'attention sur le fait que notre monde dépend de nous et que nous dépendons de lui. Que c'est notre acte de conscience qui produit les effets observables dans le réel : le MI agit sur le MA. Nous sommes les principaux acteurs dans l'affaire, par notre puissance de pensée, nous déclenchons les événements. La pensée est à elle-même inductrice d'information et l'information ne peut que tendre vers sa métabolisation, suivant un processus désormais bien connu et observable dans la biochimie. Cela est enseigné dans les classes de lycée, je parle du processus menant de l'ADN vers l'ARN puis la protéine s'enroulant sur elle-même. L'acte accompli (protéine) est le résultat d'une information donnée loin en amont, après qu'elle ait subit les différentes transmissions (ARN de transfert, Arn-messager). La fibre terminale, observable en fin de cycle n'est que l'enroulement matériel de tout ce qui s'est décidé en préliminaire. Il est impossible d'agir sur la protéine constituée. On ne peut agir qu'au niveau de l'induction informationnelle.
En terme kabbalistique cela revient à dire qu'on observe le « guézer » et que l'on fait une « guézera cheva », une lecture du signe permettant de voir la tendance de l'information initiale. On s'adapte à cette information, on en tient compte, on prévoit ses conséquences. En deuxième temps surgissent les symboles. Ils constituent l'étape où l'information se métabolise sous forme imagée ou représentative. C'est l'étape bien connue des kabbalistes, dans la formule du PARDES (étape du Remez) mise au point par Rabbi Aqiba. Le symbolisme interprète l'information, la met en scène, la représente mais n'en donne pas encore la constitution réaliste achevée. Il est une étape transitoire vers l'événement accompli. Tout cela est clairement expliqué dans le livre "La Face cachée du Cerveau", par la kabbaliste Dominique Aubier.
Alors ces tempêtes, ouragans et cataclysmes… ne sont peut-être que des signes, des symboles préfigurant une catastrophe bien plus grande qui ne toucherait plus seulement les îles, mais la planète entière.

2. Est-il déjà trop tard ?
Il se pourrait bien que nous soyons à l'étape symbolique (mais très réelle pour les habitants concernés) dans le sens où les îles des Caraïbes symbolisent et représentent la France dans son microcosme. L'étape suivante verra peut-être se déverser sur la métropole une tempête sans précédent ? Cela dépend de notre manière de penser. Donc d'agir sur cette réalité. Mais comment agir ? En pleurnichant ? « Reprendre la vie comme avant » ai-je entendu dire à la télé. Quoi ? Qu'après une telle catastrophe, on veuille « vivre comme avant », comme si rien ne s'était produit ? Au contraire. Il y a avant et après. Le signe a été énorme. N'en pas tenir compte serait criminel. Raison de mon appel : après l'étape symbolique, nous passons à l'étape du "Drash", la phase de l'allégorie. Peut-être que ces tempêtes en sont déjà l'expression et nous sommes en retard sur la compréhension… Avons-nous encore le temps, ou est-il déjà trop tard ?

2. Agir au bon moment.
Il faut agir au moment où c'est encore possible. Le moment de l'action est parfaitement circonscrit et connu des initiés.
Après que le symbole se soit déclaré, l'énergie de l'information pénètre dans son grand deuxième cycle (en "BOP") et subit les inflexions propres à ce stade. C'est à l'entrée du BOP que l'on peut agir. Ayant pris conscience de ce qui se trame depuis le début, ayant bien compris le sens du symbole, on peut agir et introduire des éléments dans le cycle, en réalisant des symboles agissant à leur tour sur le cycle. C'est la raison même de mon article et des livres que je signale. L'initié agit à l'entrée du BOP, et il agit en créant des actes symboliques. Il n'agit jamais en actant sur le fait accompli. Car c'est alors trop tard. Il existe un moment stratégique où l'action de l'initié est possible et efficace : le seul endroit, c'est à l'instant où l'énergie pénètre (par la droite) dans la seconde phase de son déroulé (Bop). L'espace est resserré, le temps est court, mais il existe une brèche dans le cycle, par laquelle il est possible d'introduire un acte symbolique qui agira sur la suite.

***Pour bien comprendre ce processus, relire "La Face cachée du Cerveau". Le code des archétypes : comment agir avec les symboles.
Pour être au fait de l'importance de notre implication dans le processus naturel, voir le livre :
"Le Devenir du Monde est lié à celui de l'Homme".

À nous de jouer ! Car si nous agissons correctement, le Devenir du Monde peut changer. Mais agir efficacement, cela suppose que l'on mène l'action en se conformant aux lois archétypales. Et notre dialogue avec l'Invisible, il faut l'engager selon les règles acceptées par ce Partenaire. Parler SON langage, dans SES termes à lui. On est loin des incantations lyriques exprimées aux Nations-Unies…

Pour être à la page de la pensée, de l'action à mener et pour y participer pleinement, lire et faire lire :
"Ces désastres qu'on nous fabrique"

Votre (notre) action est déterminante.

Tous les livres de Dominique Aubier ont été écrits pour que le Réveil se produise.

Colère sur la "Ma"… implique mansuétude sur le "Mi".
L'espoir est permis.